Si…

  • Tu as fait une erreur 20 rangs plus tôt
    (Ça, c’est à peu près 1h30 de travail si tu te posais la question) et tu envisages sérieusement d’y mettre les ciseaux ou tout simplement d’y foutre le feu. Mais les seuls ciseaux qui traînent sont tes pauvres petits ciseaux du magasin à un dollar, c’est impossible que tu puisses couper quoi que ce soit avec ça. Alors Si quelqu’un pouvait me dire où sont rangées les foutues allumettes, ça serait gentil.
::__::__::__::__::__::__::__::__::__::__::__::
  • Tu viens de finir ton projet
    et l’idée de cacher tous ces bouts de fils te fait autant envie que de te planter une aiguille dans l’oeil.
::__::__::__::__::__::__::__::__::__::__::__::
  • Ça fait des heures que tu procrastines
    Tu regardes ton projet en chien-de-faïence comme si c’était un mauvais projet. Méchant projet. Va coucher, projet. Tu regardes la télé, juste un épisode et je me concentre dessus! Mais Netflix te demandes soudainement si tu es encore là et tu te rends compte que ça fait trois heures que tu binges This is us. Shit. (mais entre nous: ce show est tellement bon, ça valait le coup!!)
::__::__::__::__::__::__::__::__::__::__::__::
  • Tu essaies de bobiner toi-même ton écheveau tout neuf,
    mais ô malheur tu n’as pas de swift (mais oui, tu sais, le parapluie machin qui tourne pour faire des cakes… Oui ce truc-là!) tu n’en as jamais acheté parce que J’ai-pas-besoin-de-ce-truc-là-moi-je-sais-bobiner-à-la-main! Fais-moi rire… Alors bien sûr tu essaies tant bien que mal de coincer ton écheveau entre deux dossier de chaises ou bien entre tes deux pieds. Chéri.e, viens tenir ça pour moi s’il-te-plaît. Fais attention que ça ne tombe pas! Non pas comme ça, ça va s’emmêler. J’ai dit NON PAS COMME ÇA, ÇA VA S’EMM…. eh merde. Alors ces allumettes, elles arrivent ou quoi?

Félicitations, tu as vraiment besoin d’un break!

::__::__::__::__::__::__::__::__::__::__::__::

Pour remédier à la situation, je suggère du vin. Mais pas à côté de ton projet en cours. Si tu es du genre maladroite quand tu as un coup dans le nez, tu pourrais renverser ta coupe sur ton projet et alors là je ne peux plus rien pour toi.
Si c’est ton genre, oublie le vin. À la place, fais du yoga.

 ::__::__::__::__::__::__::__::__::__::__::__::

You’re welcome.

_______мusique
__________♫ twenty one pilots – Cut my lip (Location Sessions version)
_______ɴ
ewѕ
__________→ Je procrastine le patron des oreilles de chat. L’halloween est fini. Ça vaut la peine?
__________→ J’ai aussi un patron de mini pantoufles-soulier qui s’en vient. Un jour…
__________→ Je suis la pire procrastineuse de l’histoire. Donnez généreusement.

Lettre à moi-même

Salut San,

Tu es en 2018. J’étais toi il y a un an et demi.

Tu viens de déménager. Nouvelle maison, nouveau quartier. Nouveau village. C’est excitant et un peu épeurant en même temps. Tu ne sais pas trop à quoi t’attendre. Je sais que tout ça est nouveau, et que tu as beaucoup à gérer, avec le déménagement, alors laisse-moi t’aider un peu.

J’ai envie de te donner un conseil: Fuck it. Je m’explique.

Tu vois? Je sais par quoi tu passes. Tu es débordée par les boîtes. Tu essaies de tout faire. Tu es heureuse d’avoir enfin ta première maison, mais tu ne connais pas encore l’endroit. Laisses-toi le temps d’arriver.

Tu n’es pas une excentrique. Tu aimes passer inaperçu, ne pas trop sortir du lot. Tu aimes pouvoir te fondre dans le décor. Mais je t’averti, ça ne sera plus le cas, ici. Ça n’est plus comme en ville, où les gens se foutent de leurs voisins. Ici, tout le monde se connaît. Ici, les gens remarquent.

Tu aimes la laine. Et par définition, il semblerait que tu te qualifies directement comme une drôle de bibitte. Enfin, c’est sûrement loin de la réalité mais c’est de cette façon que tu te sentiras quand tu sortiras tes balles et tes crochets en public. Les gens sont curieux, ils veulent savoir sur quoi tu travailles. Certain sont plus francs et posent directement la question. Les autres t’épient pendant que tu bois ton café et que tu fais quelques mailles, espérant en découvrir plus.

Au début, ça te gênera. Tu auras l’impression qu’on te juge un peu pour vouloir crocheter en public. Tu penseras: Non madame, je ne fais pas ça pour attirer l’attention! Que ce soit à la maison, en visite chez les parents, ou au parc pour enfants, tu as toujours ton sac de projet avec toi. Quand on t’invite, les gens le savent. Tu arrives en paquet de 4 avec ton conjoint, ta fille, et ton projet du moment. Alors pourquoi en serait-il autrement quand tu vas prendre un café?

Tu verras, dans le village, on t’adressera très peu la parole. Au début du moins. Sur Internet, tu as l’air sympathique, mais dans la vraie vie, tu es très gênée. Tu parles peu. Faisant rarement les premiers pas pour entamer une discussion. Non pas parce que tu ne veux pas discuter, mais parce que Tabarouette, tu sais pas quoi dire!! Alors tu as l’air un peu bête. C’est juste ton air naturel. Peu de tes voisins connaîtront ton nom (et pour être tout à fait honnête, je ne suis pas mieux, je ne connais pas le leur encore à ce jour!!). À l’école, tu seras un peu la maman transparente qu’on reconnait de visage, mais sans la connaître réellement.

Avec le temps, tu développeras de plus en plus ce que j’appelle du <<je-m’en-foutisme>>. Ça, c’est l’art de se foutre complètement de ce que les autres pensent de toi. Au début, tu voudras <<faire bonne figure>>. Ce sont tes voisins, après tout! C’est ton quartier! Ce sont les autres parents de l’école!

….

Fuck it.

Les gens t’observent parce que tu sors ta laine pendant le cours de danse? Fuck it. Fait-le quand même. Toutes tes tuques sont faites à la main et tu changes littéralement de modèle chaque jour? Fuck it. Portes-les fièrement. Elles sont belles, tes tuques. Tu as le goût de porter des oreilles de renard pour aller manger un morceau de gâteau au café du coin? Fuck it! On parlera de toi!

Aujourd’hui? Je suis épuisée de cacher ce que j’aime juste parce que c’est moins populaire. Je n’ai plus honte de mes crochets et de mes créations. Si tu doutes encore à montrer tes vraies couleurs, rappelle-toi ceci: Aujourd’hui, j’avais mes oreilles de renard sur la tête pour aucune autre raison que j’avais envie de les mettre. Une toute petite fille de 2 ans marchait avec son papa au village. Elle m’a vu, a pointé mes oreilles, et elle m’a fait le plus grand sourire que j’ai vu de toute la journée…. L’autre jour, je crochetais pendant une activité, le soir. Une personne a trouvé ce que je faisais tellement cool que j’ai reçu une commande!… Quand je faisais ma veste au café du coin, une dame m’a dit qu’elle regrettait de ne pas avoir apporté son tricot afin de m’accompagner pendant que je crochetais!… C’est chouette, hein!?

Alors je sais. Tu n’as pas tellement l’habitude d’être sous les projecteurs. Je te promet que tu vois ça plus gros que ça l’est réellement. Et quand, vraiment, les gens te remarqueront? Tu pourras les regarder, et comme cette petite fille que j’ai vu plus tôt, leur offrir le plus beau sourire qu’ils verront de leur journée.

Promis, un jour, tu seras fière de t’auto-proclamer…

La bibitte à laine du village!

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Inktober: Mindless

Pattern available in english in the first comment of this blog post

C’est le Jour 2 de mon challenge Inktober version crochet! Contrairement à hier, je crois avoir réussi mon défi avec succès!

Le thème d’aujourd’hui, c’est Mindless. Je vous invite à écouter ma vidéo pour en savoir plus sur mon interprétation du sujet et sur la façon que j’ai choisi de l’utiliser pour mon projet du jour!

Et pour vous, le petit patron tout simple de la tuque!


Mindless

Pour mettre ce patron en favori sur Ravelry, clique ici!

Matériel requis:

  • 104 gr (71m) de laine Super Bulky (taille #6). J’ai utilisé Loops and Threads Country Loom dans le colori  »Kiss me »
  • un crochet 9 mm
  • une paire de ciseau et une aiguille à laine

Échantillon:

  • 9 demi-brides X 5,5 rangs = 4 pouces X 4 pouces (10 cm)

Grandeur:

  • Taille unique pour adulte, facile à adapter

Instructions:

26 mailles en l’air
Rang 1: Dans la 2ieme maille en l’air à partir du crochet: faire 1 demi-bride dans chaque maille en l’air. (25 mailles)
Rang 2:  1 maille en l’air, tourner l’ouvrage. Dans le brin arrière seulement: faire 1 demi-bride dans chaque maille. (25 mailles)
Rang 3 à 28. Répéter le rang 2.

Couper la laine en laissant un long brin. Mettre ce brin sur votre aiguille, plier l’ouvrage en deux, et coudre ensemble les mailles du dernier rang et les mailles en l’air du début afin de créer un tube. Passer au travers de toutes les mailles autour d’une des deux extrémités avec votre aiguille. Tirer sur la laine pour refermer l’extrémité. Cacher tous les fils. Voilà!

Pour changer la hauteur de la tuque, faites plus ou moins de mailles en l’air en début d’ouvrage. 

Pour changer la circonférence de la tuque, faites plus ou moins de répétitions du rang.


Voilà! J’espère que le projet du jour vous aura plus! Faites-moi savoir en commentaire si j’ai mieux réussi mon défi qu’hier!

On se revoit demain pour le jour 3?

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Un amas de… projets!

Quand on crochète, quand on tricote, on a souvent beaucoup de projets en cours en même temps. Dans mon cas, je dois en avoir environ une dizaine, qui sont tous divisés en plusieurs catégories. Il y a les gros projets, qui me prennent beaucoup de temps à faire. Les petits projets qui me permettent de prendre une pause des plus gros. Les projets en punition parce que je n’arrive pas au résultat escompté. J’ai aussi une pile de projets abandonnés que je met de côté le temps d’avoir assez de courage pour tout défaire. J’ai des projets  »mindless » sur lesquels je peux travailler sans avoir à me concentrer parce que le modèle est plutôt facile. Les projets plus compliqués quand j’ai envie de me casser la tête à lire un patron……

Tant de projets! (Ouf, c’est là que «L’amas de laine» prend tout son sens!)

En tant que designers, je suis aussi confrontée à un autre type de projets: les patrons en cours d’écriture. Je suis certaine que beaucoup de gens, même ceux qui n’écrivent pas leurs patrons, se heurtent à ce type de projets. Je parle de ceux qui attendent de prendre vie. Ceux qu’on voit dans nos têtes, ces idées claires et nettes, et qui n’attendent que la bonne fibre (ou alors on attend d’avoir le temps, disons-le!) afin de concrétiser le tout.

Et des fois…. il y a les projets absents.

Merde, sur quoi je pourrais bien travailler!? Rien ne m’inspire, rien ne me va. Non, je n’ai pas envie de faire de chandails. Un châle c’est trop gros! Une tuque? Trop petit! Je pense à un cardigan, mais je n’ai pas la bonne laine. Par contre, j’ai la bonne laine pour faire des bas, mais je n’ai absolument pas la bonne couleur! Celui-ci? Trop monotone! Celui-là? Trop texturé!!

Aaah il y a des jours comme ça. Prend du recul. Ferme Ravelry, tu en vois trop en même temps. Verse toi un verre de vin: c’est le temps de te changer les idées en détricotant enfin tous ces projets abandonnés!

Alors, à toi qui a tant de projets, je te lève mon verre!
Sache qu’on est au moins deux à les accumuler!! CHIN!

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La saison du tricot

L’automne arrive à grands pas. Comme d’habitude, il apporte avec lui ses délicieuses courges, ses lattés aux épices de citrouilles, et ses gros chandails de laine. Le bonheur, que j’appelle ça.

Arrive aussi le Festival de la p’tite laine où les tricoteurs et crocheteuses des quatres coins du Québec se rendront pour faire le plein de fibres. Cette année encore j’y serai. C’est pas la porte à côté, mais chaque année j’ai l’impression d’enfin retrouver mes semblables, alors ça vaut le coup. Même si je ne connais que très peu de gens, on partage quand même toutes la même passion et le même amour pour la laine.

Cette année, j’y aiderai mon amie de La rose du rang afin de tenir son kiosque. Mais, pas seulement! C’est qu’il y a trop de choses à voir, trop de choses à faire, trop de laines à tâter, trop de gens avec qui discuter. J’ai le goût d’errer au travers des étalages. J’ai envie de commencer des conversations avec des inconnues qui s’ébahissent devant le même écheveau que moi. Je veux pouvoir jaser avec les artisans que je connais moins. Je veux savoir de quoi ils s’inspirent, pourquoi ils aiment ce qu’ils font. Je veux ralentir. Prendre mon temps. Admirer, toucher, discuter. Acheter? Sûrement. Rire et m’amuser? Définitivement.

Je ne sais pas si je repartirai avec beaucoup de trouvailles. La vérité, c’est que je n’y vais pas qu’avec seul but de remplir mon stash. J’y vais pour profiter de l’atmosphère et pour voir toutes ces femmes et ces hommes papillonner d’un support à un autre, à s’émerveiller comme le feraient des enfants la veille de Noël à regarder sous le sapin à qui sont tous ces paquets.

Trouvez-moi, les 5 et 6 octobre 2019 au Festival de la p’tite laine à Rivière-du-loup, avec mon amie Karine au kiosque #31!

Je suis impatiente qu’arrive enfin le festival. Je travaille fort pour rassembler le courage qu’il faut afin de me prendre un kiosque à moi l’an prochain. Alors je compte bien en profiter pleinement cette année. Je veux revenir à la maison pleinement inspirée, et énergisée. Et je compte bien m’être fait quelques copines en cours de route, parce que c’est aussi ça les événements laine!

Alors, on se voit au festival ?

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Arrêtes d’attendre

Depuis quelques temps, j’essaie de faire preuve de lâcher prise vis-à-vis moi-même. C’est-à-dire que j’essaie toujours de trop contrôler tout et que ça doit changer.

La vie est trop courte, gang. Arrêtons de vouloir créer le moment parfait, d’attendre l’occasion parfaite ou le patron parfait et de courir derrière une silhouette parfaite.

La vérité, c’est que nous sommes des êtres humains. Parfaitement imparfaits. C’est ce qui nous rend attachants, en quelque sorte. Ce sont toutes nos petites manies et nos petits défauts qui font de nous ce que nous sommes. Non, rien n’est parfait. Même pas nous! Et c’est très bien comme ça.

Cesses d’attendre la silhouette parfaite pour refaire ta garde-robe. Encore 15 livres et je me paies de nouveaux vêtements. Pourquoi attendre? Tu es belle déjà! Tu mérites ce nouveau top, ces nouveaux sweetlegs!

Pourquoi attendre pour porter ces magnifiques chaussures? Tu ne veux pas les user? Mais alors ta paire parfaite restera dans tes placards pour toujours? Quelle tristesse. Tu devrais les porter. Et les user. Jusqu’à la corde!!!!!

Cesses d’attendre le patron parfait pour ta jolie laine! Non, tu ne le trouvera peut être jamais. Mais tu as dépensé tes sous durement gagné sur cet écheveau, pourquoi le faire attendre? Qu’attends-tu exactement? Que ton chien le trouve et le mange? Ou que tu aies une inondation et que tu perdes toutes tes réserves? Ou encore tu attends peut être d’avoir tellement de laine que tu ne pourras même pas toute l’utiliser dans toute ta vie, et ton bel écheveau se perdra dans des mers de laine, inutilisé? Tricote-le!!!

Enfant, on m’avait offert des mini chocolats de pâques en forme de chiens. Je les trouvait tellement mignons!!! Trop mignons même. Je ne voulais pas les manger. Pendant des semaines ma maman m’a répétée à quel point c’était une drôle d’idée que de ne pas les manger, que j’allais les perdre. Dans ma tête d’enfant, je ne voulais pas les défigurer! Alors je ne les ai pas mangé. Et nous avons dut les jeter. Wow, ça aura valu la peine….

Tout ça pour dire que nous devrions arrêter d’attendre le moment parfait. Peut être qu’il existe, mais peut être pas. La vie c’est maintenant qu’elle se passe. C’est maintenant que tu devrais faire ce qui te fais envie! La vie est trop imprévisible et trop courte. Trop fragile. Y’a trop de merde partout et tout le temps, d’accidents, de tragédies. Fais ce que tu as le goût de faire et ne regarde pas en arrière.

Vis tes rêves. Vis ta vie. Achètes toi cette garde robe maintenant. Teins toi les cheveux en mauve. Porte ce manteau jaune. Utilises ton écheveau en laine de chameau. Manges le dernier morceau de gâteau. Prends ce cours de cuisine. Fais toi faire ce tatouage. Acceptes ce job outre-mer. Inscris toi à cette course. Ouvre cette boutique en ligne. Publies ce patron.

Moi-même, 2009. Je me suis jamais sentie aussi libre que cette année-là. ❤

Sautes dans le vide en criant. Fort.
Après tout, ta vie c’est pas demain, c’est aujourd’hui!

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Une communauté tricotée serrée?

Le weekend dernier, j’ai eut la chance d’être invitée à un souper où les tricoteuses et les crocheteuses étaient à l’honneur! Myriam, mon amie tricoteuse (que je n’avais croisée qu’à quelques reprises auparavant) m’a lancé l’invitation et j’ai tout de suite acceptée. ENFIN, DES SEMBLABLES! Mon conjoint a beau supporter mon amour pour la laine, il ne la comprend pas malgré tout. Alors, une journée soleil, laine et bouffe avec des filles qui partagent la même passion? Sign me up!

J’ai eut l’opportunité de jaser de fibres, de patrons, de projets, de types de crochet. J’ai vu des work in progress, des tests knits, des chandails finis, des châles, des petites pieuvres toutous. J’ai vu des pelotes en acrylique, en mérino, en alpaca. De la fingering, de la worsted, de la bulky. J’ai vu du rose, du bleu, du beige, du gris, et toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Certaines crochetaient, certaines tricotaient, certaines jasaient, les enfants couraient et faisaient des bulles. Il y avait des jeunes, des femmes, des chums pis des maris. Les petits, puis moi dans la vingtaine, mais aussi des femmes dans la trentaine, la quarantaine, la cinquantaine, la soixantaine.

Les tricopines de ce weekend! Je suis en noir, accroupie à l’avant.

J’ai revu des amies, et je m’en suis fait de nouvelles. C’était hyper agréable. Nous étions une belle brochette de femmes toutes tellement différentes, et pourtant on s’est si bien entendu! Pourquoi? Parce qu’une seule chose nous unissaient durant cette fabuleuse journée ensoleillée: notre passion pour la laine.

La communauté de la fibre est déchirée ces temps-ci. Oui, il faut parler. Non, on ne doit pas se taire face aux injustices.

Cela dit, j’aimerais tellement qu’on puisse parfois se rappeler ce qui a créé cette communauté au tout début. Comme je le disais dans mon article Le petit mouton noir de la famille:

C’est un vaste monde. […] Plutôt que de nous concentrer à voir ce qui fait de nous des gens différents, on pourrait pour une fois focuser sur ce qui nous rassemble: l’amour pour le crochet, pour le tricot!

Rappelons nous qu’au delà de notre âge, de notre couleur de peau, au delà de nos origines, de nos choix politiques ou de notre orientation sexuelle, on est tous pareils! On est tous humains! On est tous des passionnés de la fibre! On veut tous avoir la laine parfaite pour aller avec le patron parfait! On a tous déjà retrouvé un bout de laine dans la sécheuse ou au fond de notre sac! Aimons-nous!!!!

Tout ça pour dire que j’ai adoré mon dimanche. Ça m’a bien fait plaisir de revoir certaines et d’en rencontrer d’autres. J’ai bien hâte d’avoir l’opportunité de refaire une journée du genre. Bon, j’admet que mon projet n’a pas avancé des masses (je me faisais aller la gueule beaucoup plus que je me faisais aller les mains!), mais j’ai tissés des liens et c’était parfait.

On se revoit bientôt, mesdames?

Si jamais tu fais un repas entre amies tricopines, n’oublies pas de m’inviter!!

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Prendre le temps

Est-ce que comme moi tu as parfois l’impression de manquer de temps pour prendre ton crochet ou tes aiguilles?

Il y a quelques années, je pouvais passer des heures à errer à la librairie afin de me choisir un nouveau livre à lire pour la semaine. Je m’asseyais par terre dans les rayons des romans fantastiques chez Renaud Bray, et je feuilletais, je choisissais, je prenais le temps. Ensuite je sautais dans mon auto, me rendais juste à côté au Flash Café (un petit café qui était décoré au goût des années 60) et je pouvais y passer tout mon samedi après-midi à lire mon livre, en mangeant mon gâteau au carotte.

Je prenais le temps de faire ce que j’aime, et c’était fantastique.

Aujourd’hui je n’ai plus autant de liberté, avec la maison, et la petite famille. Malgré tout, je devrais encore prendre le temps. On est tellement accaparé par toutes les choses qu’on doit faire qu’on oublie parfois qu’il faut se donner la peine de penser à nous.

Je plaide coupable: quand j’ai 10 minutes de temps libre, je vais sur Facebook, la plupart du temps. Ça n’est ni constructif, ni éducatif. Ça ne sert à rien. Et honnêtement, c’est même parfois très ennuyant. Alors pourquoi je continue d’y aller jours après jours? Ah, très bonne question….

Je veux prendre plus de temps pour moi. Plutôt que de faire défiler Instagram quand j’ai 15 minutes? Quelques rangs de mon projet du moment. Plutôt que de regarder des vidéos inutiles le soir quand je ne m’endors pas? Un chapitre de mon roman serait une bonne idée. Il y a tellement de petits moments vides parsemés ici et là durant mes journées. J’en ai, du temps! C’est juste que je ne l’utilise tellement pas à sa pleine capacité. Je passe trop de temps sur Internet (ah! La preuve en ce moment même…), trop de temps à écouter Netflix, trop de temps à faire la vaisselle.

Quand je m’arrête et que j’y réfléchit, je me rend compte que j’ai encore beaucoup de temps pour crocheter. Je dois juste l’utiliser!

Et puis après tout, un sac de projets, ça s’apporte si bien au parc d’enfants ou à la salle d’attente de la clinique!

Et toi, comment prends-tu le temps de… prendre le temps?

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Le petit mouton noir de la famille

Petite note avant de débuter : on m’a souligné mon manque de tact quant l’utilisation du mot « débile » dans mon texte. Mon intention n’était absolument pas de dénigrer qui que ce soit ni de juger qui que ce soit. Le titre a été modifié, mais j’ai décidé de laisser cette note quand même. Je ne veux pas faire comme si rien n’était arrivé, parce que ça serait bien hypocrite de ma part. Cela dit, veuillez noter que le mot « débile » utilisé dans ce texte (et dans le lien) n’était pas une attaque envers personne. J’en ai fait une mauvaise utilisation. Une erreur bien ignorante de ma part. Veuillez m’en excuser.

Yarn snob. C’est le terme donné aux gens qui regardent la laine acrylique de haut. Sur leur petit trône en laine de mérino et en cotton égyptien. Ah, elle est belle la vie, entourée d’écheveaux fabuleux teints probablement à la main. Et par pitié ne t’approche pas à moins de 100 mètres de moi avec ta balle d’acrylique ou alors je te fais poignarder sur place à grands coups d’aiguilles ChiaoGoo!

Meh. Qu’est-ce qui faut pas entendre. J’ai parfois l’impression que l’acrylique est considéré comme le petit mouton noir de la famille. On la regarde de haut, on la dénigre. On se moque des gens qui osent magasiner leurs laines dans les magasins grandes surfaces.

Tu travailles uniquement avec de la laine de haute qualité? Good for you! Je suis très heureuse d’entendre que tu peux te le permettre et que tu profites des beautés des magasins fancy autant que possible! Mais par pitié ne crache sur personne parce qu’ils ne font pas comme toi. C’est ça que je déteste.

La vérité, c’est que doucement, je tente de travailler de plus en plus avec de la fibre naturelle. J’ai utilisé la laine d’acrylique longtemps, et j’ai envie de changer d’air. De tâter autre chose. De crocheter différemment. Parce que je regarde l’acrylique de haut? Non, bien sûr que non. Je suis convaincue au plus profond de moi que chaque fibre a sa place, son utilité, son temps. Je suis convaincue que le crochet et le tricot devraient être accessible à tous! Et disons-le, 100gr de laine à 25$, ça n’est PAS accessible à tous. Alors bonjour acrylique! Et par le fait même, bonjour projet qui va à la laveuse!!

Tu veux faire un chandail pour ton enfant qui grandit à vue d’oeil? Acrylique à la rescousse! Une grande couverture avec mille et une couleurs? Ah, l’acrylique pourrait te servir! Tu commences et tu veux apprendre? Tu veux de la laine d’une couleur précise? Tu fais des foulards peut-être? Pas beaucoup de sous? Tu souhaites confectionner des petits chapeau pour faire des dons? Aaaaaaacrylique mon amie, te voilà!

Presque tous mes patrons ont été fait en acrylique. Ben oui, je le dis tout haut. De l’acrylique ben cheap de chez Michaels. J’aimais l’idée d’avoir beaucoup de choix de couleurs chez moi. Des couleurs que je pourrais retrouver, pareilles, encore et encore, quand je retournerais au magasin. J’aimais l’idée d’avoir un gros stash qui coûte pas trop cher.

Je comprend donc la frustration ressentie quand on se fait regarder de haut.

Alors, à toi la personne qui aime son acrylique et qui n’a pas envie d’essayer autre chose: c’est parfait! N’accepte jamais qu’on te dise que tes projets sont moins valides. Tu es aussi valide que tous les chandails mérino top down en jacquard de ce monde. Tu crochètes depuis très peu de temps? Tu es aussi valide que les pros qui font ça depuis 10 ans. Tu fais juste des carrés Granny depuis 15 ans et tu aimes ça comme ça? Tu es aussi valide que le patron le plus complexe qui soit.

C’est un vaste monde. Il y a assez de place pour tous les styles, tous les arts, tous les niveaux, et toutes les fibres!! Et plutôt que de nous concentrer à voir ce qui fait de nous des gens différents, on pourrait pour une fois focuser sur ce qui nous rassemble: l’amour pour le crochet, pour le tricot!

Ce qui nous rassemble est plus important que nos différences!

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Faire fortune avec des patrons

Démystifions un truc ensemble, shall we?

Des gens qui crochètent, il y en a. À la trolée! Ginette adore faire des couvertures pour ses petits-enfants. Quant à Monique, elle préfère les petits bonnets qu’elle offre à l’hôpital du coin pour les prématurés. Robert se contente de foulards, et Adèle invente des trucs qui font parfois boule de neige. Elle arrive même à en vivre. La chanceuse.

Est-ce possible de vivre en vendant des patrons au crochet? En théorie, oui, c’est possible. Mais nous ne sommes pas toutes des Velvet Acorn ou des Mamachee. À mon grand désarroi. Tu peux créer le modèle le plus parfait qui soit, tu dois quand même arriver au bon moment, au bon endroit. La bonne photo, la bonne publication, avec les bons mots. Et par pitié, ne le vend pas, c’est tuer le patrimoine, franchement, comment oses-tu!! Et si tu as le bonheur de voir un de tes modèles prendre feu grâce à une publication ‘virale’, il se peut que tu tombes aussi dans l’oubli peu de temps après.

Le fameux modèle de 2015
San’s Adult High top slippers

Je ne fais pas exception à cette règle (Alexa, joue un air de violon triste!). 2015-2016, j’ai vu un de mes modèles prendre vie grâce à la magie d’internet et du bouton partage. Je me trouvais si hot. Je recevais des messages tous les jours pour avoir plus d’infos, ou encore pour passer une commande personnalisée. J’étais dépassée, je croulais littéralement sous les demandes. Mes commandes de Noël débordaient jusqu’en MARS! (ça semble être une figure de style, mais non. C’est la stricte vérité.) DANS LE JUS, comme ils disent.

Publications, commandes, publications, écriture du patron, commandes, ventes, venTES, VENTES!! Wooooaaahhhh!! Est-ce que ça veut dire que tout ce que je vais écrire dorénavant recevra autant de succès??!

Oh my sweet summer child……

Un modèle plus actuel, 2019
La tuque Midnight

Aujourd’hui j’ai beau écrire des modèles plus élaborés. Me donner plus de peine pour prendre de jolies photos. Tester tout ce que j’écris afin d’offrir du contenu de qualité, mais je n’arrive pas à atteindre des chiffres comme cette fameuse année 2016. Est-ce de ma faute? Peut-être. Peut-être aussi que c’est un monde hyper compétitif et qu’il faut avoir une volonté de fer et un savoir-faire magique. Peut-être qu’il faut créer du nouveau dans un univers où tout semble avoir été fait. Peut-être aussi qu’il faut simplement être au bon endroit et au bon moment.

Je sais, je sonne un peu amère. Ça serait vous mentir que de prétendre que ça n’est pas un peu le cas. Néanmoins je continue de créer. Pas par espoir qu’un jour je me paierai un grand château digne des princesses de Disney grâce à mes ventes de patrons… mais parce que j’aime inventer. J’aime créer. Avoir une idée en tête, la développer, l’essayer, recommencer, tester les couleurs, les grandeurs, les formes. Essayer les tuques avec différents pompons ou différentes laines. Allez au magasin, et tâter les écheveaux comme on se choisit un avocat. Tâte, tâte, tâte.

Puis finalement, enfin assise dans mon salon, avec un café froid d’avoir trop attendu que je lâche mon fil Facebook pour commencer. Je délaisse mon cellulaire, attrape mon crochet, et je commence la leçon de français.

Crocheter, défaire, soupirer, abandonner. Non, RECOMMENCER! Réussir, se réjouir, AIMER, rédiger, traduire, faire tester, et ….. publier. Puis partager, partout. S’auto-promouvoir, être fière. Et vendre. Parfois pas mal, parfois peu, mais toujours avec le sourire. Parce qu’au final, non, ta création n’est peut-être pas aussi populaire qu’une queue de sirène, qu’une capuche d’animaux, ou qu’un tapis en forme d’éléphant, mais c’est TA création. Et tu l’aimes. J’ai eut chaud à l’écrire, mais je l’aime.

Oui, j’aime ce que je fais. J’aime inventer des modèles puis les partager au monde entier! Même que… j’adore ça. Mais par pitié, n’allez pas croire qu’écrire des patrons, c’est facile.

Alors, est-ce qu’on peut vivre du crochet? Oui, on le peut. En théorie.
Mais en pratique, c’est tellement plus compliqué.

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