Autocollants et prescriptions

Salut toi. Je suis pas méga assidue à l’écriture n’est-ce pas. Moi qui rêvais de blogguer au quotidien pendant mon secondaire; si tu m’avais vu avec mon blog dessin sur Skyrock, c’était de toute beauté. Aujourd’hui je me paye un Point Com pis je suis même pas foutue d’y écrire tous les mois. OUPS. Faut dire que le temps, il me glisse entre les doigts. Okay, entendons-nous sur une chose, j’ai la capacité de gestion du temps d’une montre Mickey Mouse du Dollarama. C’est certain que ça m’aide pas. Mais quand même, des fois je me surprend à rêver qu’une journée aille 5-6 heures de plus. Pis après je réfléchi pis je me dis que ça me servirais pas tant à être plus productive. On sait tous que je les utiliserais pour écouter This Is Us sur Netflix ou encore pour dormir ben trop longtemps. Reste que, si j’avais plus de temps dans ma journée, pis de bonnes habitudes de gestion de temps, METTONS, ben ça serait pas du luxe.

Faut dire que j’avais pas prévu retourner au travail à temps plein. Le plan, quand je suis retournée sur le marché du travail, c’était à la base de travailler un peu et de continuer à prendre soin de ma maison et ma fille, en même temps que de continuer à essayer de faire fleurir ma petite entreprise.

Ironiquement, c’est alors que ma petite entreprise a jamais aussi bien marchée que je me lance à pleine face dans ma nouvelle job.

Je suis pas là pour me plaindre. Tu m’entendras pas pleurer que j’ai trop de succès. Farmez-y la gueule quequ’un, autrement. Je pensais juste pas aimer autant ma job en dehors de la maison. Un beau problème, entre toi pis moi.

J’ai cherché pendant des années et des années ce que je voulais faire de ma vie. Enfant, je voulais être illustratrice (je te niaise même pas). Je m’imaginais dessiner les livres pour enfants que j’avais dans ma bibliothèque. Et (JE TE NIAISE VRAIMENT VRAIMENT PAS) je m’imaginais inventer du papier à lettres qui a une enveloppe qui matche comme dans les années 90. Parfum facultatif. Tu sais de quoi je parle. Ensuite j’ai voulu être enseignante, une petite demi-heure. Au secondaire j’ai pensé utiliser mon amour des livres pour devenir critiques de livres. Aaaah ça c’est jusqu’à temps de découvrir qu’en fait j’haïssais le cegep. My bad. Puis je suis partie travailler dans une épicerie mega achalandée sur la rue Cartier à Québec because why the fuck not.

Introducing: le service à la clientèle! J’ai découvert que j’avais le tour pas pire avec ça. Ce que les gens déteste en général, moi j’en ai fait ma spécialité. Puis la vie m’a emmené dans une pharmacie de Granby, et j’ai trouvé ma place. Je te dis pas que j’avais trouvé ma job de rêve, mais j’avais trouvé ma place. C’est déjà pas pire!

Une couple de déménagement, et une enfant plus tard, j’ai décidé de retourner à l’école pour faire quelque chose de pertinent avec ma vie. Ma boutique de collants était à peine nouvellement lancée, je savais pas trop où ça m’emmènerait. J’ai donc regardé sur les ZinterWebs pour un cours d’un an, question d’avoir une spécialité pis de sentir que j’étais pas totalement une cause perdue.

Assistante technique en laboratoire de pharmacie semblait me convenir absolument parfaitement. Service à la clientèle? Check. Pharmacie? Check. Travailler sous pression? Ironiquement je performe pas pire sous la pression, alors un point pour moi. Des jours tous complètement différents? Parfait. J’aime pas trop la routine anyway.

Sauf que l’école, ben, elle voulait pas de moi. Une fois rendue à l’entrevue (mega contingenté, wtf!), les profs m’ont jugés pas apte à apprendre cette technique-là, I guess, parce que j’ai reçu un courriel de caca m’annonçant en 2 lignes un refus de caca.

Un gros merci du vote de confiance. Ça me touche, ça me touche.

Une couple de semaine plus tard, j’ai reçu un appel d’une pharmacie pour une entrevue. C’est que tu vois, des fois j’ai des bonnes idées, pis j’étais allé porter mon CV là-bas quelques temps auparavant. Dans ma tête j’y allais genre pour faire la caisse ou ben placer du shampoing.. mais ils avaient besoin d’une assistante technique au laboratoire.

Pis apparemment que tu as pas besoin de la foutue formation à l’école… Pardon? Je pense que j’ai mal entendu. J’aurai pas à perdre un an sur des bancs d’école?? AVOIR SU AVANT ESTI.

Fak c’est ça. Long texte pour te dire que je compte maintenant des pilules, que je rentre des prescriptions, pis que je fais full service à la clientèle. Also, j’illustre peut-être pas encore du papier à lettres, mais je n’écarte rien. On sait jamais où la vie peut nous emmener.

Et si la pandé-moche veut bien se calmer, et que le Festival de la p’tite laine a bel et bien lieu cette année comme les organisatrices le souhaitent, et bien vous m’y verrez la binette avec mes collants, mes cahiers, et peut-être même du papier à lettre, on sait jamais! Moi qui voulait y avoir un kiosque depuis des années comme designer de patrons, c’est quand même cocasse d’y être acceptée comme illustratrice. T’sais des fois la vie c’est bien fait, au travers de toutes ses embuches.

Donc prochaine étape, on croise les doigts pour que Sandra fasse une bombe dans le pas creux de la piscine de la gestion du temps question qu’elle fasse enfin un nouveau shop update. Sauf qu’à la place elle met à jour son blog sur son site un peu random pour pouvoir y annoncer pas grand chose. Elle a encore des croutes à manger, faut croire!

À la revoyure! Peut-être avec des nouveautés la prochaine fois!

Okay BYE!

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